Panora360
L'immersion à 360°
À quoi correspondent les millions de points colorés visibles dans un relevé 3D ? Découvrez comment un nuage de points est créé, quelles informations il contient et comment ces données sont utilisées dans le bâtiment, le BIM, l'architecture et la digitalisation des espaces.
Lorsqu'un scanner 3D ou un système LiDAR analyse un bâtiment, il ne crée pas immédiatement des murs, des portes ou une maquette BIM.
Il enregistre d'abord une immense quantité de positions mesurées dans l'espace. Assemblées, ces positions constituent ce que l'on appelle un nuage de points.
Murs, sols, plafonds, mobilier et autres surfaces.
Le système mesure de nombreuses positions dans l'environnement.
Les mesures deviennent une représentation numérique tridimensionnelle.
Un nuage de points est un ensemble de positions enregistrées dans un espace tridimensionnel.
Chaque point correspond à un emplacement précis mesuré par un système de captation 3D. Lorsque suffisamment de points sont réunis, la géométrie de l'environnement devient progressivement visible.
Un nuage de points 3D est une collection de coordonnées spatiales représentant la surface d'objets, de bâtiments, de terrains ou d'autres environnements réels.
Vu de loin, un nuage suffisamment dense peut donner l'impression d'une véritable surface continue. En réalité, il reste composé d'une multitude de points indépendants.
L'information minimale permettant de positionner un point en 3D est généralement constituée de trois coordonnées : X, Y et Z.
Les trois coordonnées permettent de déterminer précisément où se situe un point par rapport au système de référence utilisé.
Selon le système de captation et le format de données utilisé, un point peut contenir davantage d'informations.
Les coordonnées spatiales du point.
Une couleur peut être associée à la mesure.
Certains systèmes enregistrent l'intensité du signal retourné.
D'autres attributs peuvent être ajoutés selon le workflow.
Il existe différentes méthodes de création d'un nuage de points. Le choix dépend du projet, de l'échelle du site et du niveau de précision recherché.
Un scanner LiDAR mesure directement la distance entre son capteur et de nombreuses surfaces environnantes.
Les mesures obtenues sont ensuite transformées en coordonnées tridimensionnelles et assemblées pour former le nuage.
Un nuage de points peut également être créé à partir d'un ensemble de photographies prises depuis différents angles.
Des algorithmes identifient des éléments communs entre plusieurs images et utilisent ces correspondances pour estimer leur position dans l'espace.
Le LiDAR mesure directement la géométrie. La photogrammétrie la reconstruit à partir d'images.
Ces trois types de représentation peuvent montrer le même espace, mais leur structure et leur utilisation sont différentes.
Elle montre très efficacement l'apparence d'une scène, mais une photographie classique ne constitue pas à elle seule une représentation géométrique complète de l'espace.
Il décrit directement de nombreuses positions dans l'espace sans nécessairement créer de surfaces continues entre elles.
Des triangles ou d'autres polygones relient des points afin de former une surface numérique continue.
Une maquette BIM contient des objets identifiés comme des murs, portes, fenêtres ou équipements, accompagnés d'informations.
Tous les nuages de points ne contiennent pas la même quantité d'informations.
La densité correspond à la quantité de points présents sur une zone donnée. Plus ils sont nombreux et rapprochés, plus les petits détails géométriques peuvent potentiellement être représentés.
La forme générale peut rester identifiable, mais les détails fins sont moins représentés.
Davantage d'informations géométriques sont disponibles pour observer les surfaces.
Une quantité importante de mesures permet de représenter plus finement la géométrie.
Une forte densité n'est cependant pas synonyme à elle seule de meilleure précision. La précision de la mesure et la quantité de points sont deux caractéristiques différentes.
Pour numériser complètement un bâtiment, une seule position de scanner n'est généralement pas suffisante.
Certains murs, objets ou éléments architecturaux créent des zones masquées. Le scanner est alors déplacé vers plusieurs positions.
Les acquisitions doivent ensuite être alignées dans un même système de coordonnées. Cette opération est souvent appelée recalage ou enregistrement des scans.
Si deux acquisitions ne sont pas correctement alignées, un même mur pourrait apparaître à deux endroits légèrement différents. La qualité du recalage influence donc directement la cohérence du nuage final.
Un nuage de points n'est pas seulement une visualisation spectaculaire. Il devient surtout intéressant lorsqu'il est exploité dans un workflow professionnel.
Le relevé permet de disposer d'une représentation géométrique d'un bâtiment avant une rénovation, une extension ou une étude.
Des relevés réalisés au cours du chantier peuvent contribuer à documenter l'état réel du site.
Les données mesurées peuvent servir de référence pour reconstruire les éléments architecturaux dans une maquette numérique.
Les environnements comportant des réseaux, équipements ou structures complexes peuvent être documentés en 3D.
Un relevé permet d'archiver la géométrie d'un bâtiment, d'une façade ou d'un élément patrimonial à un moment donné.
Les données 3D peuvent être utilisées pour analyser la forme et l'altitude d'un environnement extérieur.
Le Scan-to-BIM est l'un des usages les plus connus des nuages de points dans le secteur du bâtiment.
Le principe consiste à utiliser un relevé réel comme référence pour reconstruire une maquette numérique structurée de l'existant.
Plusieurs scans sont réalisés afin de couvrir les zones nécessaires.
Les différentes positions sont assemblées dans un référentiel commun.
Les données inutiles ou certaines zones indésirables peuvent être traitées.
Le nuage devient une référence géométrique pour le travail de modélisation.
Les murs, portes, niveaux et autres éléments sont interprétés puis reconstruits sous forme d'objets structurés.
Le point important est que le logiciel ne transforme pas toujours automatiquement chaque point en mur ou en fenêtre. Une étape d'interprétation et de modélisation reste généralement nécessaire.
Un relevé détaillé peut contenir des millions, voire bien davantage, de points individuels.
Si chaque point contient une position XYZ, une couleur et d'autres attributs, la quantité de données devient rapidement importante.
La taille finale dépend notamment :
Cela explique pourquoi les logiciels professionnels disposent souvent de systèmes spécifiques pour afficher de très grandes quantités de données sans essayer de charger l'intégralité du fichier de la même manière qu'une simple image.
Une représentation 3D mesurée est extrêmement utile, mais elle ne doit pas être confondue avec une compréhension automatique du bâtiment.
Une série de mesures peut parfaitement dessiner la forme d'une porte. Mais le fichier brut n'interprète pas forcément cette géométrie comme l'objet architectural « porte » avec toutes ses propriétés.
D'autres limites peuvent également apparaître :
La digitalisation d'un lieu peut répondre à des objectifs très différents. Certains projets cherchent principalement à créer une expérience immersive pour le public, tandis que d'autres ont besoin d'une représentation géométrique exploitable.
Une visite virtuelle 360° et un nuage de points ne remplissent donc pas exactement le même rôle.
La visite virtuelle permet d'explorer le lieu. Le nuage de points permet d'en représenter la géométrie.
Selon le projet et les technologies utilisées, ces différentes formes de données peuvent néanmoins appartenir au même processus de numérisation d'un espace existant.
Un nuage de points peut paraître abstrait lorsqu'on l'observe pour la première fois. Pourtant, son principe est relativement simple : enregistrer un grand nombre de positions réelles et les replacer dans un environnement numérique tridimensionnel.
Sa valeur vient ensuite de ce qu'il devient possible de faire avec ces données : mesurer, documenter, comparer, modéliser ou conserver une trace numérique de l'existant.
C'est pourquoi les nuages de points occupent aujourd'hui une place importante dans l'architecture, la construction, le BIM, la topographie, l'industrie et de nombreux projets de digitalisation 3D.
C'est un ensemble de coordonnées tridimensionnelles représentant des positions mesurées dans un environnement réel.
Un nuage est constitué principalement de points indépendants. Un modèle 3D peut utiliser des surfaces, des maillages ou des objets structurés pour représenter l'environnement.
Il peut notamment être produit grâce à un scanner laser ou LiDAR, mais également à partir de techniques de photogrammétrie.
Lorsqu'un relevé est correctement réalisé et référencé, les coordonnées représentent la géométrie mesurée de l'environnement. La précision dépend toutefois du matériel et des conditions d'acquisition.
Il peut servir de référence géométrique pour reconstruire ou contrôler une maquette numérique correspondant à un bâtiment existant.
Non. Une visite virtuelle est principalement destinée à l'exploration visuelle. Le nuage de points est avant tout un ensemble de données géométriques, même s'il peut lui aussi être visualisé en 3D.
Panora360 accompagne les professionnels dans la digitalisation et la valorisation de leurs établissements grâce aux visites virtuelles 360°, à la captation professionnelle et aux solutions 3D adaptées aux projets.
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